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Revue publiée par la fraction L' Etincelle de Lutte Ouvrière

 

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Après l’exclusion de la Fraction L’Étincelle de Lutte ouvrière Lire l'article


Edito des bulletins d’entreprise

- Le 8 février 2010

La retraite Proglio et la nôtre !

Henri Proglio, le nouveau PDG d’EDF, vient de faire valoir ses droits à la retraite… de chez Véolia. A 60 ans et six mois, il n’a pas ses 40 annuités, le pauvre, à peine 38. Mais sa retraite Véolia sera néanmoins d’un million d’euros par an. Elle s’ajoute aux 1,6 million de son salaire EDF, puisque le gouvernement, pour remédier à la misère des vieux, a permis aux seniors de cumuler un emploi et leur retraite.

Manifestement, il n’y a pas de problème de financement des retraites pour un monsieur Proglio et tous ses confrères. C’est poches ouvertes à gogo. En revanche, pour le commun des vieux mortels, qui n’ont ni emploi ni retraite dorée à cumuler, là, gros casse-tête ! Il y aurait trop de vieux, nous dit-on ! Evidemment, puisqu’un Proglio retraité vaut à lui tout seul plus de 200 smicards, on voit d’où vient l’inflation démographique…

Bref, Sarkozy nous a annoncé qu’il allait boucler sa « réforme des retraites » dans l’année. Car pour les salariés ordinaires, voyez-vous, les caisses seraient vides, on irait dans le mur... Donc sus au futurs vieux ! Ils pourront toujours aller faire la queue aux restos du cœur, ou mourir rapidement.

Les comptes, les vrais !

En réalité, tout cela, c’est de la blague. De l’argent où puiser la retraite des vieux (qui ne sont pas PDG !), il y en a. Et comment. Il suffirait de prélever d’autorité une modeste quote-part dans les milliards de dividendes des actionnaires du CAC40 et autres grands groupes qui licencient.

Le problème des retraites, la faute à l’allongement de la durée de vie ? Tout d’abord, rappelons que l’espérance de vie d’un ouvrier est nettement moins longue que celle d’un Proglio. Et puis, soyons sérieux. Selon les experts du Conseil d’orientation des retraites, qui regroupe des représentants du gouvernement, du patronat et des syndicats, le montant total des retraites passerait d’un peu plus de 13 % du Produit intérieur brut (le total des richesses produites dans l’année dans le pays) aujourd’hui, à 14,7 %... en 2050 ! Ce qui fait 1,7 % du PIB en surcoût. Pas de quoi fouetter un chat. Les gains de productivité ont largement de quoi combler la dépense supplémentaire, vu qu’aujourd’hui on produit bien plus de richesses en 30 ans de travail qu’en 40 ans il y a une vingtaine d’années. Alors… dans quarante ans !

Les patrons mènent leur guerre de classe

En fait, cette nouvelle attaque engagée contre nos retraites, n’est que l’un des volet de l’attaque générale contre nos emplois, nos salaires, nos services publics, nos conditions de vie. Si l’on interdisait les licenciements, les suppressions de postes et embauchait massivement dans les services publics, c’en serait fini du chômage et les salaires provisionneraient largement les caisses de retraites. Celles des salariés du privé comme du public et de l’Etat.

Nos retraites, sur toute une vie, ce n’est jamais que du salaire différé. Mais pour les patrons, la baisse du montant des retraites, comme les licenciements et le gel des salaires, fait partie de la baisse du coût du travail, et c’est autant pour leurs profits.

Faisons-les battre en retraite !

Martine Aubry, qui vise la présidentielle de 2012, s’est d’abord empressée d’emboîter le pas à Sarkozy, en proposant de passer l’âge de la retraite à 61 ou 62 ans. Le nez sur les régionales, les seconds couteaux du Parti socialiste lui ont demandé de se taire… pour l’instant. Mais l’accord gauche-droite pour s’en prendre à nos retraites est d’ores et déjà annoncé.

Du côté des syndicats, les réactions ont été plus distantes, mais l’opposition pas forcément beaucoup plus ferme. La CFDT se dit pour une « réforme de fond ». FO et CGT se disent, eux, attachés aux 60 ans. Mais du retour aux 37,5 années de cotisations, plus personne ne parle. Les deux, tout comme la CFDT, se contentent de quémander lamentablement à Sarkozy de « vraies discussions » sur la réforme, au lieu d’organiser la riposte d’ensemble des salariés.

Donc cette riposte, sur les retraites comme sur l’emploi et les salaires, aux travailleurs de s’y préparer et de l’engager, sans rien attendre d’en haut. Car la lutte de classe, il ne faudrait pas qu’elle ne se mène que d’un côté, celui du patronat.


Tous avec les travailleurs sans-papiers en grève ! - 8 février 2010

Cela va bientôt faire 4 mois qu’ils sont autour de 6 000, travailleurs sans-papiers du bâtiment, du nettoyage, de la restauration ou de l’intérim, à mener une grève pour leur régularisation. Ils travaillent et vivent ici, mais sont privés de tout droit. Cette lutte de la fraction la plus exploitée de la classe ouvrière concerne l’ensemble des travailleurs. Les grévistes et les organisations qui les soutiennent appellent à une manifestation samedi prochain à Paris. Alors soyons nombreux dans la rue à leurs côtés, pour exiger la régularisation de tous : samedi 13 février à 14h30 à Montparnasse.

« Conti » : le combat continue - 8 février 2010

Des amendes de 2 000 à 4 000 euros : les condamnations en appel des salariés de Continental, accusés d’avoir « saccagé » la sous-préfecture de Compiègne en avril dernier, ont annulé les peines de prison avec sursis prononcées en première instance.

Ce jugement, dans un véritable procès politique, a été considéré à juste titre comme un recul, « comme une relaxe » selon Xavier Mathieu, le délégué CGT qui écope de l’amende la plus lourde. Pourtant les travailleurs en lutte n’ont pas bénéficié de la même clémence de la justice que Total qui, dans l’affaire d’AZF, a été complètement relaxé. Et, après ce qui reste malgré tout une condamnation, l’État peut demander des dommages et intérêts qui pourraient coûter bien plus cher que les amendes.

La mobilisation autour des « Conti » et du combat qu’ils mènent contre les licenciements avec les travailleurs d’autres entreprises doit donc se poursuivre.

Ne pas oublier Haïti… - 8 février 2010

Un mois après le séisme meurtrier qui a dévasté l’Est de l’île, les États qui avaient rivalisé pour y apparaître les premiers sous les caméras du monde entier s’en détournent. Aujourd’hui, les soldats continuent à protéger ce qui reste des propriétés d’une riche minorité de possédants, mais l’aide promise à l’immense majorité pauvre commence à manquer. Et face aux manifestations de la population, le président haïtien en appelle à la « patience » !

Pourtant, ce manque n’est plus une question de désorganisation due à l’urgence. C’est simplement que Haïti, pays sans cesse pillé depuis 300 ans par la France et les Etats-Unis, retourne abandonné à sa misère. Les grands de ce monde regardent ailleurs.

Augmentation des péages : l’automobiliste rançonné - 8 février 2010

Au 1er février, les tarifs autoroutiers ont encore augmenté de 0,5 % en moyenne. L’État construit les autoroutes avec l’argent du contribuable et en cède ensuite la concession au privé qui rançonne impunément le même contribuable quand il prend sa voiture. Les sociétés qui gèrent les autoroutes, Vinci, Eiffage et d’autres requins du bâtiment, font, sur cette gestion, des profits qui vont de 18 à 34 % du chiffre d’affaire : une combine en or !

La démagogie en action - 8 février 2010

Le ministre de l’Intérieur Hortefeux a saisi l’occasion du récent meurtre d’un couple de personnes âgées dans l’Oise pour réclamer une aggravation des peines contre les auteurs de ces agressions. Ces circonstances aggravantes existent déjà dans le code pénal, le ministre raconte donc n’importe quoi. Mais il s’en fiche, l’important est de faire de la démagogie sécuritaire pour ramasser plus de voix aux prochaines élections. Et en attendant, le gouvernement s’en prend à la retraite des vieux !

Grève et répression chez Orange au Cameroun - 8 février 2010

Depuis le 12 et 13 janvier se tiennent des conseils de discipline, suite à plus de 200 demandes d’explications pour fait de grève dans la filiale Orange Cameroun (600 employés), détenue à 100% par France Télécom. Des licenciements sont demandés par la direction. Les grévistes réclamaient une convention collective, un droit que leur refuse Orange.

France Télécom, connue en France pour ses pratiques répressives entraînant de nombreux suicides, se révèle patron de combat en Afrique aussi. Les travailleurs du Cameroun ont choisi la seule réponse qui convient : la grève.

C’est Woerth qu’il faut mettre « en disponibilité » ! - 8 février 2010

Le ministre du budget Woerth défend la loi dite de mobilité des fonctionnaires, qui ouvre la possibilité de licencier (pardon, de « mettre en disponibilité » sans salaire) les travailleurs de la fonction publique qui auraient refusé trois offres (éventuellement sans rapport avec leur métier). Côté face, Sarkozy & co. déplorent les « conséquences sociales de la crise ». Côté pile, ils suppriment 30 000 fonctionnaires et inventent des moyens d’accélérer le massacre.


Numéro 66, novembre-décembre 2009

Editorial : La grève, l’arme aussi des travailleurs sans papiers

DOSSIER : La grève des travailleurs sans papiers

La grève des travailleurs sans papiers
Sans papiers... mais pas sans boulot ni patrons !
La politique de la CGT : régularisation par la grève
De la Bourse du Travail à la rue Baudelique
Politiques de gauche comme de droite : fabriques de sans papiers !
Italie : « Il Cavaliere » ne fait pas cavalier seul

DISCUSSION

Le NPA et les régionales : Plus unitaire que moi tu meurs !
Campagne anti-licenciements : l’arlésienne ?
Quelle politique mener contre la privatisation mais aussi contre les restructurations et suppressions d’emplois à La Poste ?
Battre la droite, ou sa politique ? Dans les urnes, ou dans la rue ?
Tribune : Luttes politiques et luttes sociales, les révolutionnaires et la question de l’unité

Les autres articles :

Freescale (Toulouse) : « c’est pas fini ! »
Les services « à la chaîne » : l’exemple d’AXA
Hôpital de Besançon : Diminuer la journée de travail, mais pas la durée annuelle… pour supprimer des emplois
La Poste : ils votent, luttons !
A lire
Afghanistan, l’escalade guerrière d’Obama
L’Allemagne après les élections
Razzia sur les terres des pays pauvres : Le nouveau visage du colonialisme agraire

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