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Revue publiée par la fraction L' Etincelle de Lutte Ouvrière

 

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Après l’exclusion de la Fraction L’Étincelle de Lutte ouvrière Lire l'article


Edito des bulletins d’entreprise

- Le 28 juillet 2010

Madame est servie

Chaque semaine qui passe amène son lot de révélations autour de l’affaire Wœrth-Bettencourt. Le fil conducteur, de celles-ci, outre l’énormité des sommes évoquées reste les liens entre le personnel politique gouvernemental et la grande bourgeoisie française. Des liens qui dans le cas actuel mettent au grand jour cette réalité : le premier est bien le larbin de la seconde.

Éric Wœrth prétendait il y a un mois, avoir dressé une « muraille de Chine » entre ses activités de ministre du budget, et celles de sa femme, gestionnaire du patrimoine de la troisième fortune de France. Le week-end dernier, le patron de sa femme a été contraint en garde à vue de le démentir. Mais à vrai dire peu importe, même si tout s’était déroulé en parfaite légalité

Un service salarié comme c’est le cas de la femme du ministre, dont on apprend au fil des perquisitions que son travail au sein de la société Clymène consistait à faire fructifier le capital de Mme Bettencourt par tous les moyens financiers possibles, hedges-fund, private equity, etc. En bon français, de la spéculation sur titre, celle-là même que Sarkozy et consorts fustigeaient à l’époque de la crise des subprimes, voir lors du dernier G20 en mars dernier.

Un service fiscal, le scandale actuel aura révélé à la plupart d’entre nous l’existence d’une cellule fiscale spécialisée au sein du ministère du budget, qui traitait directement les dossiers des plus grandes fortunes. Celles-ci pouvant quasiment négocier le montant de leurs impôts. Sans oublier le fameux bouclier fiscal, qui aura permis à Bettencourt de se faire rembourser 100 millions d’euros en quatre ans par le Trésor Public selon le Canard Enchainé. A ce prix-là elle avait les moyens de reverser un pourboire généreux à l’UMP et de financer les campagnes électorales de Sarkozy, Woerth et bien d’autres.

Un service idéologique. Sarkozy a profité de son interview du 12 juillet pour ressortir le couplet de l’impôt « confiscatoire » et expliquer que le traitement plein d’égards auquel avait droit Mme Bettencourt était nécessaire pour maintenir en France, les 64 000 emplois et les profits faramineux réalisés par l’Oréal.

Cette rengaine sur les menaces de délocalisation, d’évasion fiscale est un mensonge pur et simple. Il y a bien longtemps que les milliards de Bettencourt sont à l’abri. Si ce n’est ici, protégés par la loi et le pouvoir pour produire du profit sur la sueur des travailleurs de ce pays, dans un paradis fiscal quelconque, masqué au fisc par une cascade de société écrans ou peut-être sur une île dont on ignore encore l’existence... Ces scandales ne sont pour autant pas réservés au petit monde des courtisans et proches de l’actuel président de la République. La crise les rend juste plus insupportables, car ils mouillent précisément ceux qui veulent nous la faire payer. Entre temps, Wœrth est devenu ministre du travail et grand manitou de l’attaque en cours contre les retraites. Et c’est surtout cette réforme scélérate que Sarkozy veut préserver en maintenant Wœrth à son poste, alors même qu’une partie de la droite le sacrifierait bien. Quant au PS, s’il dénonce le scandale – c’est bien le minimum – il se garde bien de remettre réellement en question la “réforme” des retraites, lui qui dit accepter l’idée de l’allongement de la durée des cotisations. Du reste, les scandales de la Mitterrandie d’avant-hier valent bien ceux de la Chiraquie d’hier ou de la Sarkozye d’aujourd’hui.

D’autres politiciens peuvent bien promettre de laver plus blanc demain, d’introduire de l’éthique. En réalité, l’appareil gouvernemental et étatique, par mille liens de connivences et d’échanges de petits et grands service, est à la solde de la grande bourgeoisie. Qui plus est – et c’est le vrai scandale – tout cela le plus souvent en toute légalité, tant la loi est faite pour la même clique de privilégiés. Aujourd’hui, comme en 1789, c’est devenu intolérable car cela apparaît au grand jour. Aujourd’hui comme il y a un peu plus de deux cents ans, cela devrait logiquement aboutir à la révolution.


Ne pas se voiler la face - 19 juillet 2010

Le Parlement vient de voter, en première lecture, une loi interdisant le port du voile intégral dans les lieux publics.

La burqa et le niqab sont une prison dans laquelle certains voudraient enfermer les femmes, sous des prétextes religieux. Ce sont des pratiques réactionnaires qu’il faut combattre, avec celles et ceux qui luttent véritablement pour l’émancipation de la femme.

Mais ce n’est pas ce que vise cette loi, voulue par Sarkozy par démagogie politicienne, et qui soumettra seulement les femmes concernées à l’arbitraire de contrôles policiers humiliants, sans rien résoudre au problème. C’est pourquoi nous y sommes opposés.

Une grève qui paie - 19 juillet 2010

Sous prétexte de crise, le gouvernement espagnol veut imposer une baisse des salaires de 5 % pour les fonctionnaires, déjà touchés par les blocages de salaires et les baisses d’effectifs.

Mais les 7 700 travailleurs du métro madrilène ne se sont pas laissés faire et ont mené en juin une grève massive paralysant la capitale. La lutte a payé, puisque le gouvernement a réduit la baisse des salaires à 1,5 %.

Cela reste insuffisant et face aux attaques de tous les gouvernements, c’est tous ensemble qu’il faudrait être dans la bagarre.

Gros comme une maison - 19 juillet 2010

Réseau Ferré de France avait adopté un tracé définitif pour la nouvelle ligne TGV entre Bordeaux et la frontière espagnole. Mais, contre toute attente, celle-ci a soudainement été détournée et épargne comme par miracle la propriété familiale d’un conseiller de la ministre de l’Économie, Christine Lagarde.

S’il y a une ligne qui ne change pas, c’est bien celle du gouvernement avec ses petits arrangements entre amis...

Accro à l’intox - 19 juillet 2010

On ne compte plus les inexactitudes, voire grossiers mensonges qui émaillent les discours présidentiels. Mais Sarkozy ne veut pas perdre la main et pour les élections de 2012 il prépare ses munitions : le budget « communication » de l’Élysée, passé de 5 millions en 2008 à 27 millions depuis 2009, va exploser à 120 millions d’euros pour 2011-2012. Un plus gros budget pour de plus gros mensonges ?

L’art de contourner la loi - 19 juillet 2010

La loi limite à 7 500 euros le don annuel de tout citoyen à un parti. Mais comme sept autres ministres, Eric Woerth, ministre du travail, et Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi, ont trouvé le moyen de contourner la loi en créant des microstructures pour les soutenir. Car rien n’interdit de financer plusieurs partis, ceux-ci reversant ensuite ces dons au « parti central ».

Sarkozy prétendait diriger une république « irréprochable ». Décidément le virus de la vertu semble avoir contaminé ses ministres…

14 juillet : le défilé néo-colonial - 19 juillet 2010

13 contingents africains ont donc défilé sur les Champs-Élysées pour le cinquantième anniversaire de l’indépendance d’ex-colonies françaises.

Certains de ces contingents représentaient des dictatures, comme celle du Congo où les militaires ont massacré 353 personnes en 1999, du Togo où ils ont assassiné 500 personnes lors de l’élection présidentielle de 2005, du Cameroun où la soldatesque a réprimé les émeutes de la faim faisant 100 morts en février 2008. Rappelons que les militaires français ont systématiquement contribué à l’encadrement et « la formation » de ces armées africaines. L’indépendance des colonies a été suivie de la Francafrique, où la hiérarchie militaire française a le plus souvent été impliquée dans les répressions et les coups tordus.

Pas étonnant que ces contingents aient défilé avec les légionnaires français, formés à l’école de tortionnaires comme Bigeard ou Aussaresses ayant sévi en Algérie et ailleurs…

Dommage qu’Haïti ne soit pas une banque… - 19 juillet 2010

Six mois après le terrible séisme qui a touché Haïti, les belles promesses des pays riches ont un goût amer pour ce peuple : il continue à survivre au milieu des gravats des maisons dévastées, sans eau potable, sans électricité , sans sanitaires et dans une puanteur suffocante.

La France, quant à elle, avant de débloquer des fonds, attend que ses trusts aient des garanties sur les juteux profits de la reconstruction. En quelques heures, on trouve des milliards pour sauver une banque, le peuple haïtien, lui, n’a eu droit jusqu’ici qu’à de belles paroles.


Numéro 69, mai-juin 2009

Editorial : Sauvons-nous nous-mêmes

DOSSIER : Tous ensemble contre les mille et un visages du chômage et des licenciements

Tous ensemble contre les mille et un visages du chômage et des licenciements
Un million de chômeurs en fin de droits... mais combien sous la ligne de flottaison statistique ?
Pôl(ic)e Emploi : toujours plus de flicage des chômeurs
Le business du marché de l’emploi
Nouvelles technologies patronales : GPEC et « départs au volontariat », Formule 1 des licenciements dans l’automobile
Histoire de l’assurance chômage, ou comment cogérer la misère
La lutte contre le chômage passe par l’interdiction des licenciements et des suppressions d’emploi
À lire

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Facteurs en grève dans les Hauts de Seine (92)
Hôpital de Besançon : mise en place d’un Cref : un plan social qui ne dit pas son nom
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